Vivre les rites de deuil

Les rites de deuils sont l’une des caractéristiques de l’humanité. Les perdre, c’est perdre aussi la capacité de consolation. C’est pourquoi il est important de ne pas escamoter ce qui suit la mort, et de remettre la célébration du défunt au cœur de la vie. La peur de la mort se nourrit de son occultation… Quelle que soit notre conviction spirituelle, qui a une présence particulièrement centrale dans ces moments de peine, il ne faut donc pas hésiter à vivre de vraies célébrations du souvenir, en prenant le temps, avec les gestes et les symboles correspondant à notre culture et à nos convictions spirituelles, sans négliger l’occasion de retrouvailles, parfois de réconciliation.

Idée :

veiller ensemble les morts de l’entourage, en s’approchant des corps, en les touchant ou embrassant selon sa sensibilité (sans se forcer) en leur manifestant du respect, mais sans s’interdire de parler, de se détendre, en évoquant les souvenirs communs.

Conseil :

 

  • Ne pas oublier d’associer les enfants, trop souvent écartés de ces rites, alors qu’ils en ont plus encore besoin que les adultes, car c’est par leurs sens, plus que par leur réflexion, qu’ils prennent conscience de la réalité de la mort. 

2 Commentaires

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#2 Ben a écrit le 12-11-2009 07:11 answer

Dans un cas de détresse ou de panique comme celui du décès d'un proche, les expériences et le vécu de l'enfance refont surface de façon importante, en tant que repères dans la réaction à la souffrance.

Respecter l'enfant en lui apprenant "la vie", c'est respecter l'Homme de demain dans ses joies et sa souffrance.

Les repères psychologiques de l'Homme face à la vie se construisent dès l'enfance, ils lui permettront demain d'être forts lorsqu'il sera confronté à la mort.

La France premier pays au monde consommateur d'antidépresseurs, ne l'oublions pas : structurer nos enfants d'aujourd'hui, Hommes de demain, est vraiment notre devoir.

#1 Bonnefoy Irène a écrit le 07-11-2009 19:42 answer

Je viens de vivre le décès de maman, 92 ans, en septembre. J'ai vraiment sentie et vécue la consolation du Seigneur. Mes enfantsz de 9 ans ont été présents et ont demandé à voir maman avant la mise en bière, ont assisté à la cérémonie et sont venus au cimetière. Ils étaient demandeurs et tout s'est bien passé.

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