10 idées pour s’engager
Se dire favorable au respect des personnes gravement malades ou dépendantes et en fin de vie, c’est avant tout s’intéresser à leur besoin de rester au cœur de la vie.
Voici 10 idées pour concrétiser personnellement cet engagement, chacun selon sa disponibilité et ses compétences.
Vous aussi, proposez vos idées pour répondre aux besoins des personnes âgées, dépendantes ou en fin de vie
Témoignages, écoute et conseils sur notre espace : www.sosfindevie.org





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Bonjour,
merci pour votre mail,je suis heureuse de lire que NON l'euthanasie n'existera pas dans mon pays.Restons mobilisées,ensemble nous gagnons.
Cordialement,
C.B.
Bonjour, je suis psychologue en exercice auprès de personnes hospitalisées, parfois y compris au-delà des démarches curatives. Autrement dit, je participe à des prises en charge palliatives.
Je voulais juste apporter un témoignage à titre d'exemple pour illustrer les "10 idées solidaires".
Je connais et accompagne, appelons-la Madame M., depuis trois ans, alors qu'un cancer des poumons se déclarait après vingt ans de récidives diverses d'un cancer du sein.
Cette dame a alors pris une adhésion à l'ADMD (droit à mourir dans la dignité) et énoncé dès lors qu'elle refuserait tout acharnement thérapeutique. Son traitement s'est avéré efficace pendant quelques années donc puis son état s'est altéré progressivement, conduisant les médecins au constat que la maladie évoluait sous chimio et que le traitement avait plus d'effets délétères que bénéfiques. Précisons que Madame M a 81 ans.
Lorsqu'il y a un mois, Madame M, jusque là autonome, s'est trouvée hospitalisée, ne mangeant plus, ayant des troubles de la respiration et une angoisse majeure (je passe les détais de son contexte familial), elle a immédiatement formulé une demande qu'on ne prolonge pas sa vie et même, qu'on l'aide à "ce que ça aille vite".
Nous avons alors vu s'opérer un clivage des représentations dans l'équipe et dans la famille: ceux et celles partageant le désespoir de madame M et regrettant que la loi pour l'euthanasie n'existe pas, et ceux et celles plaçant les valeurs palliatives au coeur de leur positionnement et donnant malgré eux à Madame M le sentiment qu'on la "maintenanait vivante" pour le sommeil serein de ces derniers. J'ai alors pris une liberté que je prends rarement en tant que psychologue. En parallèle de mes entretiens (au demeurant d'une grande authenticité) avec madame M sur le sens de la vie, de la mort, de cette demande d'euthanasie et voyant que sa dépressivité ne cessait de croître, je lui ai demandé de se faire aider par un psychiatre sur le plan anxiolitique (ce qu'elle a accepté au vu de notre alliance clinique vieille de trois ans)et de prendre contact avec le fils qu'elle disqualifiait (alimentant ainsi son sentiment de ne plus faire partie de la vie de sa famille) mais qui habitait à proximité.
Je vous passe les détais pour en venir au propos central: ce fils a pu nommer son désir de voir sa mère mourir vite. il a dès lors pu entendre qu'on ne pouvait accélérer un processus qui se devait de rester naturel mais accompagné. Il a pu alors prendre une place dans cet accompagnement et se faire le relais de cette nouvelle position auprès de ses frères, belle-soeurs et enfants (neveux et nièces compris).
S'est alors opéré un petit moment de grâce: voyant que sa famille se remobilisait autour de l'amour, madame M a, dans un premier temps, nié, rationnalisé comme on dit dans notre jargon (protégeant par là ce renoncement anticipé à la vie et déniant tout angoisse de séparation). Mais au bout d'une visite et de deux appels, d'un échange authentique avec un fils et d'une transmission d'armoire à une petite fille, Madame M a commencé à parler de plaisir, de soulagement et de patience.
Le traitement anxiolitique a facilité cette ouverture. Les soignants aujourd'hui, n'entendant plus la demande de cette dame d'en finir, se réjouissent unanimement.
Il est bizarre de trouver l'encouragement aux soins palliatifs en dernière position des 10 propositions.On ne peut se voiler la face devant la souffrance et c'est d'ailleurs le 1er argument des adeptes du coktail lytique. Tous est dit dans le rapport parlementaire sur la mission d'application de la loi LEONETTI. On ferait bien de s'en inspirer en laissant une large place aux préoccupations des médecins et de la souffrance.Il existe des réponses médicales les ignorer e mettant en avant l'euthanasie et ignorant les pionners des soins palliatifs n'est pas acceptable.
Merci Marie-Sophie de m'avoir répondu. Et je vais de ce pas signer la pétition. Courage.
au bout de 5 a 10 MINUTES DE REA LE CERVEAU N'EST PLUS IRRIGUé tous les medecins le savent mes 2 petits enfts jumeaux sont nés a 25 semaines de grossesse reanimés tous les 2 en accord avec les parents les medecins ont debranché la petite(440G)elle a eu le cerveauet les ^poumons inondes là je dis chapeau les medecins n'ont pas fait d'acharnement therapeutique quand au petit garcon(680g) c'est un bel enft (20mois reels va tres bien marche commence a parler s'eut été dommage de ne pas le sauver apres 6 FIV et treize transplantations
Je suis infirmiere, et combien de fois lors de douleurs insuportables, le fait de rester aupres du malade , le faire parler , l'écouter, lui sourire,lui prendre la main, l'on aidé à passer ses souffrances. Pour nous , c'est moralement difficile car il faut s'investir et le temps manque parfois. Mais quelle récompense d'apaiser quelqu'un. Bon courage à tous .
Une tolérance devient toujours une permission en France, comme pour l'avortement et autres sujets.
l'esprit de la loi et l'application de la loi sont souvent en opposition.
Merci pour cette nouvelle initiative. Un petit reproche cependant : beaucoup de personnes âgées n'ont pas internet, et il n'y a que ce moyen pour signer votre pétition. Il aurait été bon de prévoir une version papier.
Je viens d'avoir cette semaine, un cours sur les soins palliatifs, où le professeur a souligné la différence entre l'euthanasie active, sanctionnée actuellement par la loi (il s'agit d'administrer une substance mortelle à la personne en fin de vie) et l'euthanasie passive, admise, selon la formatrice actuellement par loi (il s'agirait d'arrêter le traitement curatif, pour le remplacer par les soins palliatifs). De quoi est-il question aujourd'hui? De légaliser l'euthanasie active? J'aimerais des précisions, avant de signer quoi que ce soit. Merci.
Bonjour,
Je vais tenter de répondre à votre question. Depuis 2005, le patient en phase terminale peut demander l'interruption des soins pour ne pas subir un acharnement thérapeutique inutile. Les soins palliatifs vont dans ce sens puisqu'ils permettent à la personne concernée d'échapper à l'acharnement thérapeutique en subissant des traitements lourds et inutiles, tout en restant accompagné et soigné contre la souffrance. C'est sans doute ce que vous appelez "l'euthanasie passive". Ce dont il s'agit aujourd'hui, selon la proposition de loi qui a été faite, c'est de légaliser l'euthanasie active, ce qui est très dangereux et ne repecte pas la dignité de l'être humain, car une telle loi rompt totalement la confiance entre le personnel médical et le patient, comme l'illustre les dérives observées aux Pays-Bas. Ceux-ci on été épinglés en juillet 2009 par le Comité des droits de l’homme de l’ONU pour leur taux élevé qui augmente chaque année de cas d’euthanasie et de suicide assisté. Par ailleurs, de plus en plus de personnes âgées fuient les Pays-Bas et émigrent en Allemagne, craignant en effet que leur entourage ne profite de leur vulnérabilité pour abréger leur vie. N’ayant plus totalement confiance dans les praticiens hollandais, elles se réfugient en Allemagne. Je suis fermement opposée à la légalisation de l'euthanasie pour le respect de l'être humain et pour éviter de telles dérives (il est censé il y avoir un encadrement strict aux Pays-Bas...).
En espérant que cette réponse vous convaincra, cordialement.
Oui, il s'agit ici d'euthanasie active (mort médicalement assistée).
Bonjour Isabelle,
je voudrai apporter des précisions à ta question et à la réponse de Marie-Sophie.
Pour moi, (et pour d'autres) la distinction euthanasie active et passive n'est pas juste. Si l'on s'accorde pour définir l'euthanasie comme "l'acte d'un tiers qui met délibérément fin à la vie d'une personne dans l'intention de mettre un terme à une situation jugée insupportable" (CCNE, 2000, avis 43) Cet "acte" peut alors être l'administration d'une drogue léthale ou bien l'abstention d'un traitement adapté. Dans les deux cas il y a bien volonté délibéré de faire mourir le malade. C'est cette volonté qui définit l'euthanasie. Dans le deuxième cas, c'est un acte par omission, mais il est bien le fruit d'une décision positive, et c'est ce qui le qualifie d'euthanasique. Certains parlent dans ce deuxième cas d'euthanasie passive, il vaudrais mieux parler "d'euthanasie par omission" ; mais l'un et l'autre sont de la même façon interdits par la loi.
L'abstention de soin, ou la limitation des traitements est autre chose ; parce que l'intention n'est en aucun cas de faire mourir le malade. Il s'agit du cas (extrèmement fréquent) ou un malade-famille et/ou une équipe médicale, décident de ne pas mettre en route un nouveau traitement (ou d'en arrêter) car la progression de la maladie (l'état général du malade...etc.) fait qu'il est devenu inutile pour le bien du patient. La progression de la maladie va faire que le malade va mourir (à plus ou moins court terme) ; mais l'intention n'est en aucun cas de faire mourir. D'ailleurs l'arrêt de tel ou tel traitement ne dit pas abandon des autres soins dus au malade. (traitement de la douleur notament.)
Pour éviter la confusion, (que certains voudraient bien entretenir) il vaut donc mieux à mon avis ne pas parler d'euthanasie passive (désolé pour vos professeurs) ou active, mais d'un coté d'euthanasie tout court, et de l'autre : d'abstention, de limitation de soins, de refus d'achanement thérapeutique, de refus d'obstination déraisonnable.
En espérant que tout cela est compréhensible.
Je vous conseille sur ce sujet le petit livre de Jacques Ricot, "dignité et euthanasie" qui met bien au clair ces questions ; première chose à faire avant d'en débattre.
Cordialement.
Arnaud.
Et lorsque la personne souffre le martyre pendant des semaines sans pouvoir être soulagé par des anti-douleurs que faites-vous? Vous la laissez agoniser dans des souffrances atroces? C'est ça l'amour?
Roxane, je réponds à votre question : les traitements anti-douleurs permettent aujourd'hui de faire quasiment disparaître toute douleur sauf une : la solitude devant la mort. Dire que pouvoir se donner la mort est une façon de faire face à cette souffrance de la solitude n'est tout simplement pas vrai. L'expérience des équipes de soins palliatifs entourant les familles et la personne contredit cela tous les jours.
Là où je vous rejoins, c'est que nous restons probablement,- car qui en a vraiment l'expérience ? -finalement seul face à la mort. Mais entourer une personne jusqu'à ce que la mort la prenne est très différent de l'entourer pour lui donner la mort.
Amicalement.