700 gisants contre l'euthanasie

Informations exclusives

TF1 20h du 25 janvier 2011

France 5 du 29 janvier 2011 : émission "Revu et Corrigé", avec Xavier Mirabel, président de l'Alliance pour les Droits de la Vie (2e partie de l'émission, à partir de 39mn 18sec)

Débat au Sénat le 25 janvier 2011 pour légaliser l'euthanasie

Les Français méfiants face à la légalisation de l’euthanasie ! Découvrez le tout nouveau sondage de la SFAP : http://www.sfap.org/content/sondage-sur-les-soins-palliatifs-janvier-2011

Informations exclusives sur trois pays européens où l'euthanasie est aujourd'hui légale : Pays-Bas, Belgique, Suisse

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152 Commentaires

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#71 de Mazieux Arnaud a écrit le 19-01-2011 18:15 answer

Je suis complètement pour l'euthanasie. Merci à nos élus de considérer le problème avec pragmatisme.

C'est une question fondamentale qui doit être longuement débattue.

Je suis croyant et chrétien catholique.

#74 I.V. a écrit le 20-01-2011 14:21 answer

Votre opinion est plus que troublante...

Dans ce cas, demandez-vous quel genre d'élus (quelles organisations...) revendiquent ce droit à l'euthanasie... Vous finirez bien par remarquer que c'est parfaitement incompatible avec la foi que vous proclamez.

#70 Philippe ROUSSEAU a écrit le 19-01-2011 13:21 answer

Lors de la mort de mon père, ma mère m'a demandé de prévenir le médecin que nous encouragions toutes mesures contre la douleur de mon père mais qu'il était hors de question de hâter les choses. Réponse indignée du médecin : nous ne sommes pas des assassins ces gens ne sont qu'une infime minorité.

Merci au personnel de l'hôpital St Joseph qui a si bien accompagné mon père. Aujourd'hui les militants de l'AMD font régner la crainte dans tous les hôpitaux de voir les malades mourir, piqués comme des chiens ou des condamnés à mort américains.

#69 coulanges a écrit le 19-01-2011 10:05 answer

pas d'euthanasie, pas d'acharnement thérapeutique non plus, tout faire pour supprimer ou atténuer la souffrance et accompagner celui qui souffre humainement pour apaiser mentalement.

#68 Hecht a écrit le 19-01-2011 01:41 answer

1) Connaissant ou ayant entendu ceux qui sont pour (le projet de loi), je ne peux qu'être contre.

2) Le suicide m'est incompréhensible, sinon comme le résultat d'un accès de folie.

3)Comment approuver une loi qui permet à une personne (plus ou moins) lucide d'en tuer une autre qui ne l'est pas,ou plus, passagèrement ou non ?

Peut-elle le faire par amour ? Le cas n'est pas à exclure; je pense en avoir connu un, mais ils doivent être rares.

#67 LEMARQUIER a écrit le 18-01-2011 19:13 answer

3 commentaires : le film :"soleil vert" serait-il un soupçon prophétique ?

La France a supprimé la peine de mort pour ceux qui tuent, violent,détruisent, en payant le prix fort ( eh oui, les prisons ont un coût !!!) et voudrait l'instaurer pour ceux qui l'ont construite tout au long de leur vie, plutôt que de les accompagner dans leurs derniers moments ( parce que ça coûte cher à la société)...

on a déjà légalisé la suppression de ceux qui auraient pu être l'avenir... avec toujours le même leitmotiv : uniquement pour des "cas extrêmes, sensibles, sans autre possibilité..." Il n'y aura pas 2 poids, 2 mesures ...

#66 REY a écrit le 18-01-2011 13:24 answer

Il faut aider les familles des personnes qui souffrent

#65 veronique normand a écrit le 18-01-2011 11:12 answer

Soins palliatifs

Prendre soin est œuvre de patience, d’écoute, de création, de relation. Plus la personne est vulnérable, plus il est délicat et impérieux de lui parler, de la contenir, de la soutenir, de la rejoindre, plus les efforts pour la suivre sont épuisants, interrogeant, incertains, mais plus cette recherche devient nécessaire, et s’affine dans une incertitude du faire du dire qui forge des certitudes de choses à ne pas faire ou à ne pas dire, mais plus à être.

Etre présent, ne pas fuir, ne pas nier, ne pas aggraver, ne pas en rajouter.

Soulager la douleur, installer, consoler, masser, partager un moment de douceur, d’attente, d’inquiétude, d’angoisse, de joie, de tristesse, prêter sa force à un corps qui ne bouge plus, pour le mobiliser , pour le tourner sur le côté, pour soulager les appuis, protéger la peau , l’envelopper, le couvrir, lui mettre une double peau, hydrater, laver, toucher, parler au corps, parler à la personne, laisser parler son cœur, laisser parler la personne, se taire, laisser la personne se taire, laisser la personne ressentir. Ne pas induire de rupture dans le soin, ne pas induire une rupture de plus ;

 

Les soins palliatifs sont concomitants dans sa dimension préventive, du soin curatif dans les maladies Incurables, dans les grands handicaps, parce qu’il n’y a pas de séparation nette entre la vie, la fin de la vie et la fin, dans une maladie où la mort est annoncée. Il n’y a que la vie qui coule en continu.

. Il n’y a qu’un prendre soin de la personne, dans toutes ses dimensions, sans oublier ce qui le soutient, ce qui lui donne envie de vivre, ce qui meut la vie, ce qui rassure, soulage et assure d’une bienveillance et d’une confiance, déplace l’angoisse, L’apaise.

 

Porter, asseoir, lever, recoucher, remettre un oreiller, un coussin, une mousse au pied du lit.

Puis recommencer, encore les gestes et la recherche des mots qui soulagent.

Quels mots soulageraient ?

Pas des mensonges, à ce stade, on n’est plus dupe de rien, mais des mots humains, tout simples, des mots qui racontent la vie, des mots qui font se souvenir de moments heureux , de ce qui nous a été dit avant, avant que la fin de la vie ne vienne , avant que la maladie ne nous surprenne, des mots insouciants, des mots sans souci, sans échéance, sans importance, des mots de tous les jours qui nous rappellent que nous sommes en vie , puisque nous pouvons rire ensemble et qu’ensemble, nous avons toujours trouvé une solution à tout.

Et puis ill y a des moments de silence qui laisse passer le silence du soin, des moments de pensées, des moments de respiration, des moments de concentration, puis des moments d’oubli, puis des moments de larmes, puis des moments de révolte.

parfois, on en a assez, assez de tout ça, assez d’avoir mal, assez de se battre, assez d’être fatigué, assez d’être moche et assez de peser sur l’autre, la vie perd son sens, plus envie de rien, plus envie de parler, plus envie d’être retourné, plus envie de manger, plus envie de vie. Ça arrive à la fin de la vie, on veut mourir, on est épuisé, plus de ressources, plus de force.

Et puis, le jour d’après, cela revient, tout revient,

Et puis le jour d’après tout repart.

Il y a des marées hautes et des marées basses dans les maladies graves.

Il y a des journées avec et des journées sans rien à attendre à la fin de la vie. .

la douleur donne le ton du jour parfois, donne l’impression de mourir , donne envie de mourir. La douleur est tellement envahissante qu’elle se confond avec la personne qui souffre et c’est peut-être cette douleur qui demande à mourir.

Que faire devant cette douleur insupportable ?

Qu’est-ce qui pourrait encore soulager ?

 

Se souvenir, imaginer encore des plaisirs possibles, simples, n’est pas un placebo, le cerveau enregistre la joie même dans la douleur, enregistre l’accueil, l’attention, la caresse, l’amour qu’on met dans les mots ou dans les gestes plus que dans les mots ou dans les gestes. La manière de faire est plus importante que ce que l’on fait, le cadeau n’est pas dans le cadeau, il est dans l’attention, plus que dans l’intention.

Comprendre ces nuances permet de comprendre que le désir de vivre n’est plus comme on le conçoit chez les personnes en bonne santé, dans le posséder, dans le pouvoir faire ou dire, il est entièrement remis en nos mains de proches ou de soignants, une fragilité qui ne peut plus rien, mais se donne, entièrement, sans réserve et sans concession, dans la discrétion, dans son combat, dans son désespoir, dans sa nudité.

Une vie est entre nos mains, qu’allons nous en faire ?

Voilà la question essentielle de la vie. Il n’y a pas de question qui soit plus importante et plus grave que celle là.

v; kinesitherapeute

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#64 Pierre Castell a écrit le 18-01-2011 10:42 answer

Cela me rappelle un vieux film d'anticipation:"l'age de Cristal" un monde sans vieux:(il fallait mourir à 25 ans) sans handicapés:(sélection des bébés autorisés à naitre) sans malades."çà n'arrivera jamais pensait-on !

#63 normand veronique a écrit le 17-01-2011 22:44 answer

/ Ce projet de loi est une réponse violente à la violence de la maladie

 

Au lieu d’accompagner dans la vie des personnes qui sont déjà déportées, exilées, isolées, on leur montre la porte de sortie.

Le poids de la maladie est déjà très lourd, on en rajoute, on persécute les consciences de nos grands malades et de leurs proches, en inculquant une culpabilité de plus en plus intolérable de couter cher, de peser lourd, on accuse leur dépendance d’entraver la collectivité, de ne pas être raisonnable.

La raison tiendrait à cela à céder à un système morbide d’aseptisation ?

Comment survivrons nous à cette absence de sens, nous professionnels de santé, proches de maladies incurables, qui voyons pourtant bien que les valeurs que l’on défend grandissent l’être humain dans un dépassement de soi, qui vaut bien la peine d’être vécu, auprès d’eux , alors que cette loi avorte d’emblée toute contradiction à un suicide , ce qui ne peut, auprès de personnes vulnérables valoir que confortation au désespoir et à la défaite et à la société une connivence et une complicité au meurtre.

La relation thérapeutique est un contrat de confiance, qu’en sera-t-il de cette confiance, si au lieu d’avoir à notre chevet un accompagnant dont on est sûr qu’il ne nous donnera pas la mort, on se trouvera, peut-être sans le savoir auprès d’un bénévole formé à l’accompagnement pour le suicide assisté ?

Qui viendra jusque dans notre chambre, nous préparer à la mort, préparer nos proches, nous manipuler, nous démoraliser ?

Nous connaissons déjà trop ces manipulateurs de mauvaise conscience et ces empêcheurs d’espoir, dans le parcours des maladies graves et dans celui du handicap, on ne va quand même pas leur donner un droit légal !

Comment vivre alors une annonce de maladie incurable ?

Comment ne pas être désespéré ? Comment taire ce désespoir ?

Où puiser Ses ressources ? Sur quelle épaule le malade peut-il encore se reposer ? A qui peut-il encore confier son désespoir ?, Qui va l’écouter ?

Il est facile d’arriver à « je veux me tuer, je ne veux plus peser sur mes proches, je ne me supporte plus, je suis foutu ». Le malade a le droit de dire ça. Lui proposer un e aide au suicide assisté, c’est lui ôter ce droit.

v; kinésithérapeute

#62 Graton a écrit le 17-01-2011 22:41 answer

Ce que nous légalisons pour les situations exceptionnelles, souvent au détriment des aux "sans voix" devient la règle pour tout le monde (Cf. IVG)C'est ce qui se passera si l'euthanasie est légalisée. Ce qui conduit à de telles pratiques, c'est de ne pouvoir ou savoir donner du sens à la vie.