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08-11-2009 12:00 00:00 Il y a : 301 days

Allons-nous vers une loi sur l'euthanasie?

 

Source : Le Bien Public - 7 novembre 2009

Une proposition de loi sur l'euthanasie devrait être présentée dans deux semaines à l'Assemblée. Une idée qui divise toujours.
Le debat sur l'euthanasie revient de manière récurrente dans l'actualité. A quelques semaines d'une proposition de loi a l'Assemblée, les « pour » et les « contre » ressortent leurs arguments. La proposition de loi demande que « l'on accède a la demande des personnes dont les souffrances sont telles qu'elles souhaitent une aide active de la part du personnel soignant pour mettre fin a leur vie » Le texte ajoute « Les soins palliatifs ne doivent pas être opposes au fait qu'une personne, arrivée a un certain stade de sa maladie, doit pouvoir choisir sa mort et recevoir pour cela l'aide qu'elle désire » President national de l'Association pour le droit de mounr dans la dignite (ADMD), qui compte 47 360 adhérents, Jean-Luc Romero s'est réjoui au début du mois « que ce texte vienne en discussion a l'Assemblée, même s'il ne sera sans doute pas accepte » Au niveau local, Helene Bemot, déléguée de l'ADMD de Côte-d'Or (367 adhérents), estime que cette proposition de loi, si « elle ne correspond pas exactement a ce qu'aurait voulu l'ADMD », constitue « déjà une avancée extrêmement importante Aujourd'hui, des medecins aident des patients a mourir en toute illégalité Ce qui est dommage, c'est que ces medecins ne sont pas encadrés par la loi » Selon elle, « les mentalités avancent vraiment plus de 80% des Français sont pour l'euthanasie De plus, il n'y a aucun clivage politique dans ce domaine Nous l'avons vu avec la pnse en charge de la douleur, le droit a l'arrêt des soins, l'accès au dossier medical ou encore l'autorisation des directives anticipées avec les personnes de confiance » Le cas symbolique de Chantal Sebire Fin février 2008, Chantal Sebire, 52 ans, habitante de Plombieres-les-Dijon, défigurée par une tumeur incurable, demandait le droit
de mourir Elle faisait ainsi ressurgir le debat sur l'euthanasie Le 12 mars, elle déposait une requête en justice au tribunal de grande instance de Dijon Cette demande avait été rejetée le 17 mars Le 19 mars, Chantal Sebire était retrouvée morte a son domicile. Le 20 juin, le procureur de la République lançait une enquête pour provocation au suicide Le 23 mars 2009, le parquet de Dijon classait l'affaire « sans suite » « Clause de conscience pour lesmédecins » Selon Helene Bernot, « si la proposition de loi passait, elle aurait un retentissement important en terme dethique auprès des Français En effet, elle demande a ce qu'il y ait le respect du choix de chacun À l'ADMD, nous voulons que chacun s'autodetermine Nous voulons et tolérons le choix de l'accompagnement avec des soins palliatifs a la maison » Helene Bernot poursuit « II existe dans cette loi une clause de conscience pour les medecins Comme pour l'avortement, cette clause permet auxmedecins qui ne veulent pas pratiquer l'euthanasie d'orienter le malade qui demande une aide active a mourir dans un autre service ou le médecin est d'accord En outre, dans ce texte, le medecin, avant de prendre sa décision, devra regarder les directives anticipées du malade, demander l'avis de la famille ou de la personne de confiance, l'avis d'un autre confrère et des infirmières du service II faut qu'il y ait une décision collégiale » Reste a savoir si les parlementaires souhaiteront voter un texte qui, par essence, est polémique
Pour Catherine Bertrand, déléguée de l'Alliance pour les Droits de la vie en Côte-d'Or « Ce n'est pas la solution » «Envisager la solution de l'euthanasie est dangereux car la personne en fin de vie risque de subir des pressions. L'euthanasie n'est pas la solution a tous les problèmes de fin de vie. Nous ne sommes ni pour l'acharnement thérapeutique ni pour l'euthanasie Nous pensons que toute personne a le droit d'être accompagnée en fin de vie, qu'elle soit soulagée au niveau de ses douleurs physiques, psychologiques ou morales Toute personne a le droit a un accompagnement approprié, ce que les soins palliatifs donnent en grande partie. Nous voudrions que toutes les personnes en fin de vie, soit par maladie grave, soit par la dépendance ou par l'âge, soient davantage entourées. Aujourd'hui, la médecine dispose de possibilités pour apaiser la douleur Sur notre site  sosfindevie.org, nous écoutons, aidons et accompagnons Nous permettons aux personnes d'expnmer leurs souffrances et d'y apporter des solutions. La loi Leonetti, qui prévoyait notamment d'augmenter le nombre de lits en soins palliatifs, n'est pas encore tout a fait appliquée II faudrait augmenter le nombre de places en soins palliatifs pour ceux qui en ont besoin » L'Alliance pour les droits de la vie a lance hier a Dijon, et jusqu'au 8 novembre, sa campagne contre « le risque d'une legislation de l'euthanasie »

LINDENEHER VINCENT


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